-LES CONFÉRENCES-


Elles ont lieu tous les premiers mardis de chaque mois à l’ancien Hôtel-Dieu à 20H00. Entrée libre. Parking à proximité


Vue sur la colline de St-Ennemond


Nos Conférences  gratuites sont ouvertes à tous  même si vous n 'êtes pas Sociétaire vous serez le bienvenu parmi nous. Au plaisir de vous rencontrer, à bientôt .



      - LES PROCHAINES CONFERENCES DU 1er SEMESTRE 2018-

 

 02 janvier  : La Batellerie en Loire "haute" par Jean Lavigne.

 06 février  :  Balade à St-Ennemond, berceau de St-Chamond et hors les murs

                       par Alain Rivory.

 06 mars     : Assemblée Générale .Rétrospective des sorties par la Famille Mansier.

 03 avril      : Les fossiles végétaux du bassin houiller de St-Etienne à travers les grands  

                      paléontologues du  19 siècle par Henri Laurent.

 02 mai !    :  Les Jackson de 1814 à 1857.Novateurs de l'acier fondu en France. Aciéries

                      d' Assailly . Atelier et Personnel 1906. Par Maurice Jean Philibert et Guy Lopez.

 5 juin          : Sortie d'un soir des Amis du Vieux St- Chamond.

 


                        Retrouvez les conférences passées  ci -dessous


Conference du 2 janvier 2018


Comme à l'accoutumée, les sociétaires se sont retrouvés pour partager une soirée devant la cheminée de son local.

Les chants, poèmes et nouvelles ont réchauffé une atmosphère extérieure plutôt fraiche, sous la baguette de Marie-Lu Mansier, maîtresse de cérémonies d'un soir. Le partage du verre de l'amitié a permis, également de réchauffer les corps avant d'affronter les frimas hivernaux désormais bien installés.

Lors de l'évocation des actualités, l'un d'entre nous a fort pertinemment lu avec émotion un poème de Louis Aragon qu'affectionnait particulièrement Jean d'Ormesson, disparu ce jour.

C'est une chose étrange à la fin que le monde

Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit

Ces moments de bonheur ces midi d'incendie

La nuit immense et noire aux déchirures blondes

 

Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit

D'autres viennent Ils ont le cœur que j'ai moi-même

Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime

Et rêver dans le soir où s'éteignent des voix

 

 

D'autres qui referont comme moi le voyage

D'autres qui souriront d'un enfant rencontré

Qui se retourneront pour leur nom murmuré

D'autres qui lèveront les yeux vers les nuages

 

 

II y aura toujours un couple frémissant

Pour qui ce matin-là sera l'aube première

II y aura toujours l'eau le vent la lumière

Rien ne passe après tout si ce n'est le passant

 

 

C'est une chose au fond que je ne puis comprendre

Cette peur de mourir que les gens ont en eux

Comme si ce n'était pas assez merveilleux

Que le ciel un moment nous ait paru si tendre..,

 

A cette occasion a été évoquée la mémoire d'un poète saint-chamonais oublié :

Un Poète Saint-Chamonais

André RONZE

1869 -1930

 

André Ronze est né à Saint-Chamond en 1869. A cette époque, la cité était administrée par Jules Duclos, nommé Maire en 1861 par décret Impérial.

Le couvent des Minimes occupait la majorité des bâtiments où se trouve maintenant l'administration municipale. Le Jardin public n'existait pas. Les terrains formaient les clos Thiollière et Neyrand. C'est dans une des maisons situées à l'emplacement des serres actuelles que naquit André Ronze. En effet son père était jardinier, chargé de l'entretien de ces parcs ou propriétés privés.

 Il est bon de rappeler que c'est sous ta municipalité présidée par Marius Chavanne que fut créée le jardin public. Maire de 1878 à 1882, Marius Chavanne dut faire face à la construction de l'église Notre-Dame et eut de graves démêlés avec le curé de l'époque, M. Blanc. Il fut déclaré « ennemi de Dieu -; on l'appelait « le rouge ». Il lui fallait des terrains pour aménager l'hôtel de ville. Il expropria le collège des Maristes et y Installa une école professionnelle, une école supérieure de filles et une école communale de garçons. Pour agrandir le périmètre des terrains environnants, Marius Chavanne acheta les clos Thiollière et Neyrand, fit dessiner le jardin et le livra aux soins du jardinier Lignler qui en fit une merveille pour les yeux.

 C'est donc dans un Immense Jardin que se passa la toute première jeunesse d'André Ronze. « La majesté des grands arbres, les gazouillis des oiseaux, le bruit du vent dans les hautes frondaisons, tout le mystérieux et troublant concert du parc où II vivait, eurent une influence décisive sur la vocation du jeune André. »

 Mais II grandissait, et le parc ne lui suffit plus. Alors II aimait parcourir la campagne environnante, gravir les côtes, se perdre dans les bois.

Le Massif du Pilat l'attirait particulièrement. Il y accédait soit par La Valla, Luzernaud... ou plus souvent par Saint-Martin-en-Coallieux, le Planil, le Saut du Gier. C'est à ce moment-là que lui vint l'idée, ou le désir, de traduire ses impressions. Mais hélas I son bagage littéraire était léger...

Ses parents n'étalent pas fortunés ; ses propres ressources étalent Insuffisantes. Il ne pouvait se procurer les ouvrages ou livres indispensables à son désir de se cultiver.  Heureusement la bibliothèque de la ville était proche ; et c'est là qu'il alla plusieurs années durant passer ses soirées, « piochant * la syntaxe, la versification et découvrant les classiques.  Et si, bien humblement, II avoua un jour : « Que celui qui daigne tire ma modeste prose veuille bien m'excuser ; car je n'ai pas eu, comme d'autres, le privilège d'user mes fonds de culottes sur les bancs des rhétoriciens ».

 Cependant si André Ronze était un contemplatif, il était aussi un joyeux compagnon. Avec ses amis il partait, le dimanche, dans la campagne. Tous les hameaux les virent passer. Beaucoup de paysans accueillaient cette bande de joyeux compagnons et chanteurs.  Il convient de rappeler qu'à cette époque, fin du XIX' siècle et début du XX* siècle, II y avait dans chaque village, chaque hameau, un ou deux cafés, sortes de cercles où les hommes se réunissaient pour discuter des événements, jouer aux cartes ou au billard, et boire évidemment.

 

André Ronze fonda avec ses compagnons un groupe qu'il baptisa « Les Pieds de la Vigne » ; puis plus tard II en créa un second qui se voulait artistique et qui prit le nom de « Grillon >.  Dans les soirées organisées par ces joyeux lurons, régnait la verve, la chanson et la musique.

 

Après avoir aidé son père à l'entretien du parc, ses dons portèrent André Ronze vers un métier plus artistique. II réparait les Intérieurs dés maisons, restaurait les charpentes, tapissait tes appartements. En un mot c'était un peintre-décorateur.

Il se maria, n'eut pas d'enfant et divorça, d'ailleurs, quelques années après son mariage.  C'était un bel homme, grand, les cheveux courts, une moustache à la Gauloise assez fournie, et qui savait s'habiller élégamment avec col cassé et cravate.  En 1930, alors qu'il procédait à la décoration d'une salle du patronage de l'Horme, II tomba accidentellement de l'échafaudage.

 

Quelques Jours après cette chute, II mourait. Il avait 61 ans.

 

Des petits-neveux et petites-nièces d'André .Ronze habitent encore actuellement à Saint-Chamond. Mais hélas I lis ne possèdent que très peu de souvenirs sur le poète. Ce qui ne saurait surprendre, car de son vivant, André Ronze, mis à part ses amis, fut assez Ignoré de ses concitoyens. Il ne publia rien : aucun livre, aucun article, aucune poésie. Il fit maintes peintures mais n'en signa aucune.

Heureusement ses amis, peu de temps après sa mort, réussirent a récupérer ses manuscrits et ce sont eux qui firent éditer à la fin de l'année 1931 « Les œuvres du poète Salnt-Chamonais André Ronze ".  Une palme sur sa tombe témoigne également dé leur attachement.

 Et enfin un square, situé rue Jean Dugas, porte son nom et perpétua le souvenir de cet enfant de Saint-Chamond.

 Peintre, chansonnier, poète, II mérite bien qu'aujourd'hui encore 6n se souvienne de son œuvre.  Peintre, II décora de nombreuses salles. Quelques-unes de ses peintures, dont l'une est à l'intérieur d'un café, subsistent encore rue Dugas-Montbel, près de la gare de Saint-Chamond. Sa famille possède une seule de ses aquarelles, un magnifique tableau représentant * les hêtres de la Chaumette », « La Chaumette est une clairière située au nord du Mont Pilât, à une demi-heure du Planil, et a une douzaine de kilomètres de Saint-Chamond. Le paysage y est ravissant : la vue s'étend, au nord, jusqu'aux monts du Lyonnais ; au sud-ouest, on aperçoit la foute du Bessat qui serpente sur te flanc de la montagne, le hameau de Luzernaud sur le plateau qui domine le village de La Valla, enfin, au sud, les sommets hérissés des grands fûts sombres ». Telle est ta description de l'auteur. Peut-être des promeneurs reconnaîtront-Ils l'endroit ?

 

Il fut aussi Un chansonnier et donc un musicien.  Il se voulait proche de Pierre Dupont. Il se situe également dans la lignée de Béranger. M chanta surtout le vin, et le livre édité par ses amis comprend une première partie Importante Intitulée « Chansons vermeilles, poésies bachiques, contes gais ».

 

Mais dans toutes ses chansons à la gloire du vin ou de la vigne, André Ronze a su garder une Juste mesure. La campagne salnt-chamonaise a généreusement satisfait le besoin de silence et de fraîcheur d'André Ronze, et un agréable petit vin récolté en Beaujolais, ou plus simplement sur les proches coteaux de Salcigneux, lui a librement dispensé une Joie saine et licite. II ne faut surtout pas attribuer à André Bonze un penchant pour les libations sans fin et sans retenue. En évitant tout excès, il savait rire et badiner.

                                                                                                       Michel Vincent (+)

 

 

 


Conference du 7 novembre 2017


Les recherches d'Henri GUIGNARD sur la famille Gadagne ont été le sujet d'une soirée très documentée et touchant directement l'histoire de notre cité.

De la Toscane à Lyon en passant par Genève et le Languedoc, notre conférencier a pu tisser des liens avec les "Seigneurs de Bothéon" et la ville de Saint-Chamond par le mariage de Gabrielle de Gadagne et Jacques Mittes de Chevrières, seigneur de Miolans. Les monuments de notre ville, et en particulier notre actuel Hôtel-de-Ville, en sont les manifestations persistantes.

Cette bien belle soirée a permis à notre association de plonger dans cette période de rayonnement des seigneurs de Saint-Chamond.

la VIE des paysans du forez sous l'ancien régime -03 novembre 2015


La haute vallée du Lignon représente une « tranche » des monts du Forez dans toute sa

diversité. Avec des altitudes s’étageant des environs de 400 mètres à 1664 mètres (Pierre sur Haute

point culminant des Monts du Forez), et des paysages divers (zones de collines propices à la viticulture),zones de « moyenne montagne » avec des vallées profondes (on parle de « pays coupé ») où se pratiquent la céréaliculture et l’élevage et hautes-chaumes (où se pratique l’estive et la production de la fourme ce secteur est caractéristique de la diversité des activités agricoles et de la vie paysanne durant les deux derniers siècles de l’Ancien Régime.

L’habitat humain se partage entre des bourgs, serrés autour de leurs églises paroissiales, et un

ensemble de hameaux (pouvant aller jusqu’à plus de vingt par paroisse). L’église est le centre physique

de la paroisse mais aussi son centre « politique » c’est sous la « galinière » (sorte de porche précédant

la porte de l’église que se rassemble la communauté d’habitants afin de prendre les décisions

marquantes.

Les cultures se pratiquent selon des zones définies influencées par la géographie et le climat.

Elles induisent des pratiques, des savoirs faires et des outillages spécifiques. Des productions

emblématiques se distinguent : vin et « fromage de Roche » (aujourd’hui connu sous le nom de

fourme). La céréaliculture, pratiquée selon un système d’assolement biennal, concerne surtout le

seigle.

Ce monde rural, que l’on pourrait de prime abord penser fermé, est en réalité relativement

ouvert : la circulation des hommes se fait à échelle locale (tout un réseau de chemins, ponts et

« planches » existe) mais aussi à une échelle plus grande (les scieurs de long parcourent les provinces

du royaume de France et se rendent jusqu’en Espagne ou en Italie, des militaires locaux peuvent aller

jusqu’aux Antilles…).

                                                                                                Mr Stéphane Prajalas


Conférence du 03 mai 2016


Ce mardi 3 mai, Jean Krikorian a su exhumer la mémoire de Jean-Claude Flachat, personnage illustre et cependant inconnu des Saint-Chamonnais. Né à Saint-Chamond au début du XVIIIe siècle, cet industriel aux multiples talents a su dépasser nos frontières en exploitant l'ouverture vers l'empire ottoman. Il ramena avec lui, à l'issue de ses voyages à Istamboul et Izmir, des ouvriers qualifiés dans le tissage et la teinture des étoffes. Il participa ainsi au développement économique de notre ville et de la région Rhône-Alpes dans ce domaine si particulier et encore balbutiant.Jean Krikorian a su nous intéresser à ce promoteur industriel, et nous soumettre l'idée de poursuivre l'étude de sa vie tout en souhaitant que la la Ville l'honore par une trace indélébile qui reste à trouver.

 

 

 UN ILLUSTRE MEMBRE DE LA FAMILLE
          FLACHAT DE ST CHAMOND

 

          Portrait  du Chanoine Antoine Flachat , licencié en droit canon et civil, Curé de Notre -Dame de Saint- Chaumond .Prédicateur de S.M le Roi de Pologne.Député du Clergé aux Etats Généraux de 1789, sénéchaussée de Lyon.

 

Sources: D'après -J. Ferrand -1845- & James

Condamin-1890-

 


Conférence du 04 octobre 2016


Histoire brève des bistrots en général et de Saint-Chamond en particulier par Gérard Mathern.

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conférence du 02 mai 2017


Les cloutiers du Jarez : Jean-Luc Grivolat, forgeron à Saint-Martin-la-Plaine, nous a fait partager sa passion, son amour du métier en évoquant d'abord sa collection de photographies de pierres de cloutiers de notre Jarez et même au-delà. Il a su également nous montrer les merveilles exécutées par ses prédécesseurs en matière de travail à façon et enfin nous allécher avec la recette du "saucisson à la mourine", véritable pièce du patrimoine de Saint-Martin qu'il sait faire partager aux groupes venant visiter le Musée de la Forge, incontournable site de mémoire de cette antique Cité.

Deux films ont suivi permettant d'admirer le tour de main des cloutiers et des fabricants de chaînes, tradition toujours vivante sur les coteaux du Jarez.

 

 

 


  Alain Rivory, notre président, a eu l’honneur de nous présenter « St-Ennemond berceau de St-Chamond ». Saint-Ennemond est le Patron de notre ville auquel il légua son patronyme et la colline sur laquelle il fonda une chapelle. En fait le titre n’était qu’un prétexte pour nous faire découvrir ce que vous avez oublié, de flâner autour de la colline, d’en descendre pour aller visiter quelques bâtiments remarquables dans la ville. Il nous invita également hors les murs pour découvrir que notre histoire locale a rayonné en son temps bien en dehors de notre province. Nous sommes ainsi passés par Montfaucon-du Puy en Velay où notre histoire nous poursuit et nous avons fait 40 lieues pour aller visiter vers la fin une célèbre épistolière. 

L'assistance était nombreuse et très intéressée . Nous avons passé un bon moment ensemble  à renouer des liens entre tous pendant cette soirée en regardant  parfois  des vues anciennes du bon vieux temps de ce quartier qui  renaît  avec son côté pittoresque.La balade s'est terminée avec Mme de Sévigné dont la fille fut comtesse de Grignan.         

                                                                        


CONFERENCE DU 3 AVRIL 2018 :

Henri Laurent a su nous passionner pour un sujet pourtant ardu : "Les fossiles du bassin houiller de Saint-Etienne".

Grâce à sa parfaite maîtrise du sujet et son immense culture, notre conférencier a su nous montrer la richesse de notre sous-sol. Maniant à la fois la science et l'humour, il nous a rappelé que le Pilat était jadis une montagne de 8000 m de hauteur, et que Saint-Chamond se situait à une altitude de près de 2000 m sous un climat tropical caractérisé par une flore riche d'arbres de 40 m, de fougères de 10 m où évoluait une faune variée dont des libellules de 80 cm d'envergure.

Les reliefs de ce passé inouï ressurgissent parfois à l'occasion de grands travaux comme ceux de Châteaucreux voici quelques mois où une forêt pétrifiée fut découverte et bien vite envoyée dans l'oubli sous l'action des bulldozers.

Une bien belle soirée en définitive.